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Icom IC-706

Icom IC-706
Considération d’utilisation
Par Hervé GOETGHEBEUR – F6UGW
 

Ce point de vu n’est pas un compte rendu d’essai, mais simplement une note d’information individuelle.

 

Vers le milieu des années 1990, c’est-à-dire au siècle dernier, Icom, en présentant son IC-706 de première génération, créa la surprise chez les radioamateurs. Cet appareil bouscula les standards des transceivers modernes de l’époque. Faisant entrer les radioamateurs dans une nouvelle ère : celui de la miniaturisation !

 

ic706Avant lui, seul Kenwood avec son TS-50 avait réussi l’exploit de miniaturiser un poste de radioamateur. Mais celui-ci permettait de communiquer uniquement sur les bandes HF[1]. L’IC-706 est donc un précurseur en la matière. Inutile de vous dire qu’il a ensuite ouvert la voie à d’autre constructeur depuis.

 

Avec sa petite taille, et son faible poids, l’IC-706 a permis de simplifier la mise en œuvre de quelques expéditions DX de types personnelles, voire même d’envergure internationale ! Celui-ci offre de multiples possibilités de liaisons en HF et en VHF – en passant par le 50 MHz [bande des 6 m] – avec sa puissance variable de 5 à 100 Watts : et, pour certains modèles, 10 Watts sur le 6 m. Transformant ainsi le marché des équipements mobiles ou transportables !

Spécifications techniques :

Parmi les principales évolutions apportées par celui-ci, figurent le transfert de mémoire, la fonction Mnémonique permettant de désigner les canaux mémoires en nom alphanumérique de 9 caractères, le bloc-notes afin d’y enregistrer les fréquences et les modes de trafic, ainsi qu’un large écran LCD « bi-couleurs » de ± 3" [2]. Ainsi qu’un compresseur de modulation, un mini analyseur de spectre [3], et un manipulateur électronique pour la télégraphie (CW). Pour ne citer qu’eux ! Pour revenir sur ces principales caractéristiques[4], nous trouvons :

Fréquences de couvertures : 30 KHz à 200 MHz, [émission sur les bandes amateurs[5]].
Tous modes: AM, FM (WFM), USB, LSB (SSB), CW, RTTY, et bien plus encore avec un décodeur pour les modes numériques et un PC !
Nombres de mémoire : 102.
Impédance d’antenne : 50 Ω nominale.
Écran LCD de 6 cm x 3,5 cm.
Alimentation : 13,8 volts ± 15% - 20 ampères.
Dimensions : 167 (L) x 58 (h) x 200 (p) mm.
Poids : 2,5 Kg.
Puissances : 5 à 100 Watts selon les fréquences, et 10 Watts en 144 MHz (Voir en 50 MHz).
Rejections : - 40 à - 50 dB en HF en fonction des bandes mise en œuvre.
Préampli et atténuateur.
AGC, Maintien des crêtes.
NAR en fonction des filtres optionnels installés.

Utilisation :

Même si, au premier abord, son architecture pouvait dérouter un peu, mais, et après avoir appréhendé les explications fournis dans le manuel d’utilisation[6], celui-ci reste malgré-tous très simple d’emploi. Il suffit, comme pour tout autre accessoire de ce genre, d’apprendre à s’en servir correctement pour pouvoir en profiter pleinement !

Il offre la possibilité de le manœuvrer dans la plus part des modes d’émissions. Il permet également d’opérer en faible puissance (QRP)[7] avec ses 5 watts de puissances minimales en HF : ce qui est tout de même considéré comme étant une puissance maximale pour pratiquer ce mode de trafic. Le manipulateur intégré permet quant-à-lui d’effectuer des liaisons en CW, et, cerise sur le gâteau, il est possible d’en faire – sans le manipulateur télégraphique[8] – grâce à l’utilisation des fonctions Up et Down du micro à main. Ce qui, avouons-le, à l’époque était une première. Une de plus ! Néanmoins, cette fonctionnalité reste amusante à exploiter.

Notons également qu’il fut le premier à avoir offert la fonction analyseur de spectre sur un équipement mobile ; pour un équipement de bureau, c’était le cas depuis l’IC-781[9] ! Voilà pour ce qui en est des principales considérations usuelles, mais il y en a d’autre ! Que je vous laisse découvrir par vous-même, si toutefois vous en possédez un.

Je vous transmets ci-dessous, et pour information, la disposition personnelle des menus en modes réglages rapides – voir à ce sujet le manuel d’utilisation – qui est ajustée sur mon Icom IC-706 :

Configuration des menus en mode réglage rapide

N° de menus Réglages N° de menus Réglages
 Q1 RF Power   Variable1  
 Q4 CARRIER Frq      
0
 Q2 MIC Gain 5  Q4 RTTY Keying n
 Q2 CW Pitch 750 Hz  Q4 FM Tone 88,5 Hz
 Q2 RTTY Tone 2125  Q4 CW Paddle Off
 Q3 Vox Delay 1.0  Q5 Key Speed 202
 Q3 BK-IN Delay      
0,4  Q5 Ratio 3.0
 Q3 RTTY Shift 170 Hz    
                             1 : Variable selon les correspondants et l’utilisation.
                             2 : Variable en fonction des liaisons établis (QSO).

 

À la suite de cette acquisition, et pour améliorer les performances en réception, j’ai ajouté deux filtres : 1,9 KHz pour la SSB et un second d’une valeur de 350 Hz pour la CW/RTTY. Ce qui permet d’offrir de bons résultats lors d’une opération dans ces modes ; surtout en CW !

Listes des principales options disponibles : (encore aujourd’hui ou à l’époque).

Les filtres FL100, 101, 103, 223 et FL232.
L’interface Cat système CT-17.
L’adaptateur externe pour microphone de table : OPC589 (RG45 vers connecteur « broche »).
Griffe de fixation en mobile de la face avant.
Haut-parleur pour le mobile, mais aussi en fixe.
Et bien plus encore sur http://www.icom-france.com/ [10].

 

Mon Avis :

Avant de clôturer le descriptif sur mon IC-706 – premier du nom -, je vous transmets dans le tableau de ci-dessous, mes observations d'utilisations.

Points forts Points faibles
La miniaturisation : pour l’époque, une première ! Pas de possibilités d’installer deux filtres sur la même platine.
Les qualités en émission. Le manque de réception en VHF en FM : un standard !
La puissance variable. Pas de mise en mémoire des messages CW.
La possibilité d’émettre en HF/6m et en VHF : révolutionnaire dans les années 1990 ! Fiche du microphone de types RJ45…
La réception en HF : qui reste correcte dans l’ensemble. L’efficacité du « noise blanker » NB doit-être revue : sauf dans certaine situation.
L’efficacité des filtres optionnels, lorsqu’ils sont installé ; surtout en CW !  
Pas de module DSP : certaines personnes ont, semble-t-il, réussi a installer une platine UT-106.
Mais à l’époque, cela n’était pas encore à la mode…Cela ne me gêne pas !
La simplicité de mises en œuvre des menus : navigation et configuration !  
L’excellente tenue du récepteur : la sélectivité est convenable pour ce genre de produit.  
L’atténuateur.  
Le préamplificateur de réception : peut aider dans certaines situations.  
L’ergonomie générale : qui est de bonnes factures.  
L’analyseur de spectres simplifiés : dont le pas est réglable de 0,5 à 20 KHz  
Le manipulateur télégraphique (CW).  
Le maintien des crêtes.  
Les VFO A/B ; A = B, etc.  
La fonction CW avec le micro (Up & Dwn).  
La largeur de l’écran TFT bi-chrome.  

 

Conclusion

Que dire de plus sur cet équipement d’un autre temps – mais pas si ancien que ça ![12] – mis-a-part qu’à l’heure de la filtration numérique, d’Internet, du D-star, DMR, Système Fusion (C4FM), d’Echolink, des écrans TFT en couleur, tactile, de Facebook, etc. il sera difficile pour certains nouveaux venus, et même pour quelques anciens, de l’utiliser ! Car soit disant démodé. Pourtant, celui-ci tient le cap, et offre encore de nos jours de bons services à leurs propriétaires : en mobile, portable ou en fixe. Les qualités mises-en-œuvre pour le concevoir fournissent encore de bonnes performances. Les évolutions apportés par la seconde et troisième génération d’IC-706 – MKII et MKIIG -, ont permis de faire la transition en douceur vers des technologies plus modernes – comme le filtre Numérique par DSP -, et qui existe maintenant sur pas mal de transceivers : comme, par exemple, avec l’IC-7000 ou IC-7100, voir même sur d’autre marque.

Personnellement, je possède l’IC-706 depuis 1997 et celui-ci me donne toujours entière satisfaction. Enfin, et pour terminer cette prose sur l’IC-706, on peut regretter le manque de place pour accueillir les deux filtres étroits sur la même platine : c’est soit l’un ou l’autre ! Les versions suivantes offraient cette possibilité, en plus du module DSP (UT-106). Cependant, il reste très agréable à exploiter.

 

Hervé de F6UGW.
"Ancien site Internet : 6588 lectures."

 


[1] De 1,8 à 30 MHz – Suivant les spécifications techniques et le Pays. 
[2] Lecture en diagonale : soit ± 7 cm. 
[3] Le premier du genre sur un équipement mobile. 
[4] Extrait diffusé sous réserve : voir le manuel d’exploitation pour de plus amples informations. 
[5] D’autre possibilité d’utilisation sont possible en fonction des commercialisations effectuées, et des Pays. 
[6] C’est d’ailleurs ce qu’il faut faire avant d’utiliser un équipement radioélectrique, ou non ! 
[7] Idem pour le Yaesu FT-857D. 
{8] Et même sans ordinateur ! Mais il faut quand même apprendre le solfège pour pratiquer ce merveilleux mode de communication. 
[9] Si mes souvenir son exact. 
[10] Publicité gratuite : je n’ai pas d’action chez Icom !
[12] Par rapport à d’autre équipement radioamateur plus ancien encore…
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Yaesu ATAS-120A

L’antenne ATAS-120 (A)

Compagnon de route pour le Yaesu FT-857D

Par Hervé GOETGHEBEUR – F6UGW

Cette note n’est pas un essai, mais simplement un avis personnel.

L’ATAS-120A pour Active Tunning Antenna System, est une antenne de type « tournevis » - screwdriver antenna - qui a été mise au point, et spécifiquement adaptée, par Yaesu, pour pouvoir être piloté par les  appareils mobiles ou portatifs de la marque.

Yaesu, en commercialisant les FT-100 (D) et FT-857 (D), proposa simultanément avec ses équipements une antenne révolutionnaire à l’époque, à savoir l’ATAS-100 puis l’ATAS-120 (A). Cet aérien mobile permit à de nombreux utilisateurs des équipements précités ci-dessus, d’avoir une antenne multi bandes – HF, VHF, UHF, en passant par le 50 MHz – à accord automatique. Plutôt bien conçu, l’adaptation des impédances – donc de l’accord en fréquence  - s’effectue en fonction de la bande choisie. Ce qui en fait une antenne compacte.

Spécifications techniques :

L’antenne fonctionne en HF, VHF et UHF et parmi les principales caractéristiques, figurent donc le contrôle automatique de cette dernière par le FT-857D. Offrant ainsi une large couverture fréquentielle.

 
ATAS120 de F6UGW
 
 
 
 
 
 
Hauteur en fonction des réglages: ± 1,40 à ± 1,60 mètres.
Poids: environ 900 grammes.
Impédance d'entrée: 50 Ohm.
Puissance maximale admissible: 120 watts en SSB.
Accord du ROS: moins de 2.0 : 1 [1] avec un bon contrepoids (c'est-à-dire une bonne masse).
 
 
F6UGW Mobile Portable ATS120A
Ces affectations initiales sont susceptibles d’évoluer en fonction des améliorations effectuées par Yaesu. Enfin, notons également la présence de l’ATAS-100 [2], qui était prévue à l’époque pour le YAESU FT-100 (D), mais qui peut convenir pour le FT-857 (D). Elles ont les mêmes caractéristiques générales.
 
Fonctionnement :

Montage et entretienAvant de l’essayer, il faut veiller à bien assembler chaque élément constitutif comme décrit dans la notice : voir la reproduction ci-contre. Cependant, il n’y a rien de bien compliqué. La mécanique semble être bien adaptée et le corps de l’antenne (partie base) renferme le système d’accord : self, vis-sans-fin [3] et tube : formant ainsi une capacité. L’ensemble agit efficacement sur le couplage. Une fois ceci fait, et après avoir choisi le menu adéquat – voir à ce sujet le manuel d’utilisation -, cette antenne s’adaptera automatiquement à chaque changement de bande. Il suffit de paramétrer la commande pour pouvoir la faire mouvoir gracieusement sur les fréquences de notre choix ! 

Toutefois, il est tout-à-fait possible de l’accorder manuellement suivant la configuration du terrain. Ce qui peut être salutaire dans le cadre d’une utilisation particulière, comme par exemple sur le 80 m ou sur certaines bandes !

Cette antenne progressera correctement sur les bandes, mentionnées dans les propriétés formulés dans la notice d’exploitation, à condition d’avoir une excellente masse. Ce support, pour être efficace, pourra t’être vissé directement sur le châssis ou sur la carrosserie, et surveiller la connexion ainsi que les points de jonction ! Dans le cas d’une utilisation sur un tripode magnétique, le fonctionnement risque d’être aléatoire en fonction des bandes adoptées et, pour ce cas de figure-ci, on peut commander l’accord manuellement sur le FT-857D. À utiliser comme solution de dépannage.

Pour ce qui est du rendement, il faut bien avouer que pour une antenne raccourcie, c’est plutôt pas mal ! Cependant, sur le 80 m (3,5 à 3,8 MHz) c’est moyen « mais hors spécification technique du constructeur », mais le fonctionnement est possible en mode manuel avec des résultats acceptables. Tandis que sur les autres bandes, et en fonction des possibilités d’accord, le rendement est satisfaisant et elle semble rayonner dans de bonnes conditions[4].

Entretien :

Pour ce qui est de son entretien, il est fortement conseillé de la démonter régulièrement – en fonction de votre utilisation et des conditions climatiques rencontrés – pour la nettoyer ; afin d’éviter des soucis d’accord : connecteur, jonction de l’élément rayonnant sur le corps inférieur,…

Options :

Yaesu ATBK100 – Kit radian VHF/UHF pour ATAS-100, ATAS-120 (A) – référence du produit : ATBK100.
Duplexer MX-62M.
Tripodes magnétiques.
 

Enfin, et avant de clôturer cette analyse individuelle, notons la présence au catalogue du constructeur de l’ATAS-25 ; dont l’utilisation est prévue pour le Yaesu FT-817 (D). Cependant, celle-ci se manipule manuellement en ajoutant ou non un ou deux éléments – en fonction de la fréquence -  et en agissant sur une bague de réglage à la base. Celle-ci n’accepte que 25 watts !

Conclusion :

On aime ou on n’aime pas ce genre d’antenne mais, avant de la censurer, il faut simplement se rappeler qu’une installation mobile ne peut pas être aussi performante qu’une en fixe. Il ne s’agit ici que d’un compromis. Surtout en configuration multi-bandes ! Sauf si vous optez pour une optimisation en mono-bande, à l’aide d’un fouet vertical raccourcie, mais dimensionné en fonction de votre choix d’accord, et encore ! Elle comportera toujours des lacunes fonctionnelles. Enfin, et malgré sa taille moyenne, je dois bien reconnaitre que je suis agréablement surpris par l’efficacité de l’ATAS120 (A).

Pour clarifier vos impressions, au sujet de l’ATAS 120 A, vous trouverez ci-dessous diverses ressources documentaires :

ATAS-120A Manuel
Hervé F6UGW
"Ancien site Internet : 6073 lectures."

[1] Données constructeurs : en générale, le ROS est de 1/1 à ± 1,5.
[2] Je ne sais pas si elle est toujours commercialisée…
[3] Voir la vis d’Archimède.
[4] Pour une antenne mobile.
 
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Éssai du BaoFeng UV-5R

PREMIER PAS AVEC LE BAOFENG UV-5R
ÉMETTEUR - RÉCEPTEUR PORTABLE VHF – UHF CHINOIS
Par Hervé GOETGHEBEUR, F6UGW
 

Cet examen est basé sur mes observations personnelles. En effet, je n’ai pas l’équipement nécessaire pour effectuer une analyse détaillé comme peut le faire un laboratoire. Pour réaliser cette description, je m’appui donc sur mon expertise, d'une part, mais aussi sur celle réalisé par d’autres personnes – radioamateur ou non – et qui ont pris soin de mettre à notre disposition, dans leurs langues respectives, sur Internet ou dans diverses revues, le résultat de leurs essais. Cet article ne couvre pas les aspects juridiques d’importations ou de certification. Bien entendu, il est disponible auprès des différents revendeurs français.

 

 

UV 5R f6ugw

Produit par la firme Vero Telcom est commercialisé par la société chinoise BaoFeng Electron CO, LTD, l’UV-5R ne manque pas d’attrait. Il est d’ailleurs disponible sous différentes appellations.

 

 

 

Antenne optionnelle Nagoya NA-771.

 

Présentation générale :

 

TRX VHF UHF UV 5R de f6ugwÀ la réception de notre cadeau, on est donc agréablement surpris par la qualité de présentation des articles. L’appareil est livré d’origine dans une boite cartonné, avec deux compartiments en plastique superposé,  dans lequel se trouvent emballés – un à un – tous les accessoires ; une batterie au lithium-ion, une antenne large bande « type boudin », un clip de ceinture, une cordelette de maintien pour la main, un support et une prise secteur pour recharger le transceiver, un écouteur-microphone « style oreillette pour agent secret» ainsi qu’une documentation en anglais. Ce Pocket arbore un look plutôt sympathique, et se montre d’emblée séduisant : afficheur LCD, de multiples boutons, un pavé numérique,.. D’apparence robuste, et de dimension réduite, il offre – après une rapide analyse du manuel de référence - de nombreuses applications : large couverture spectrale, 128 mémoires, mode simplex et semi-duplex, etc. 

Son ergonomie, associée à son prix réduit, fera - sûrement même - le bonheur d’un radioamateur débutant ou confirmé. Une fois passé le cap de la surprise, on s’aperçoit qu’on est donc bien en présence d’un talkie-walkie moderne, complet, fonctionnel et léger. Sur l'image de ci-dessus, on remarquera la présence d'un connecteur adaptateur SMA/PL optionnel.

Spécifications techniques :

Le CMOS RDA 1846 :

RDA1846 UV 5RIl semblerait que toute la technologie du système soit structurée autour de plusieurs micro-processeurs, dont le CMOS RDA 1846, pour talkie-walkie, de chez RDA Microélectronics : technologie reprise d’ailleurs par l’UV-3R, l’UV-5R+ Plus et sans doute aussi par l’UV-5RA, et suivant. Le RDA 1846 est donc un puissant processeur de signal numérique (DSP), permettant de maintenir une haute-fidélité de la voix, tout en offrant une performance correcte sous différentes conditions de réception. Ce composant numérique est donc de taille, si je puis dire, avec ces dimensions réduites (5 x 5 mm). Ce microprocesseur constitue donc l’un des principaux cœurs de notre BaoFeng UV-5R. Celui-ci intègre aussi un synthétiseur de fréquence, un VCO, un VFO, un AFC et un contrôleur automatique de gain (AGC) ainsi qu’un générateur de tonalité 1750 Hz, CTSS, DTMF, ... Concrètement, tous ce qu’un poste VHF/UHF portable doit avoir est intimement lié à ce micro-processeur.

 

RDA 846 diagramme

 

Le RDA 1846 permet d’allier la simplicité, de par sa complexité qui en est réduite, avec une architecture miniature et un faible prix de revient : voir figure 3.1.

 

 

Ce micro-processeur intègre donc tous les blocs fonctionnels – RF, analogiques et numériques – et son association avec quelques composants, plus ou moins basics, permet de concevoir un émetteur-récepteur performant. Tout en bénéficiant de la puissance – tant en émission, qu’en réception d’un signal FM – de son DSP. En outre, il offre toutes les caractéristiques utiles et nécessaires qu’un Talkie-walkie moderne doit avoir: large bande, performance en émission/réception, faible consommation, etc.: notez que le gain en puissance de son P. A., ne délivre pas plus de 8 dBm (µV) en sortie. Nous trouvons, par ailleurs, diverses sollicitations du RDA 1846 : téléphones cellulaires, services familiaux et talkies-walkies. Pour plus d’information sur ce dernier, reportez-vous à sa documentation d’origine.

Spécifications techniques :

Concernant les caractéristiques techniques de l’UV-5R, l’analyse de la fiche descriptive, qui est contenu dans le manuel, nous indique ; qu’il possède une plage de fréquence – en émission/réception - très larges [VHF de 136 à 174 MHz et UHF de 400 à 480 MHz], 128 canaux en mémoire standard, une puissance d’émission en modulation de fréquence (F3E) de 1 à 4 Watts, un filtre DSP large ou étroit, une sensibilité en réception de 0,2 µV (à 12 dB SINAD*), une rejection des signaux parasites de 60 dB, une sélectivité du canal adjacent de 60 à 65 dB, une puissance audio de 1 000 mW (1 W), une déviation en fréquence large de ≤ 5kHz et étroite de ≤ 2,5 kHz, un pas en fréquence configurable de 2,5 à 25 kHz, un vox, une tension d’alimentation de 7,4 volts, une batterie au lithium-ion rechargeable d’une capacité de 1 800 mAh, avec une consommation en émission de ≤ 1,4 A, en réception de ≤ 350 mA et en veille de ≤ 75 mA ainsi qu’un récepteur radio FM (65 à 108 MHz), et une lampe de poche : le tous avec une dimension de 58 x 110 x 32 mm pour un poids d’environ 130 grammes… Ce qui est déjà pas mal pour un portable VHF/UHF et, si vous souhaitez en savoir plus sur ce portatif, sachez que certains radioamateurs ont effectués des essais plus poussés. Les différents tests, ainsi que les analyses détaillées, sont visible à la fin de cet article.

Utilisation:

Avant de pouvoir effectuer nos premiers contacts, il faut installer les accessoires sur le corps principal de notre UV-5R. Pour ce faire, on procédera selon les indications fournis dans la notice technique. Rien de bien compliqué en soi, toutefois, et pour fixer le clip sur le châssis, pensez à vous munir d’un petit tournevis cruciforme. Avant d’aller plus loin, n’avez-vous rien remarqué ! L’antenne et le transceiver sont muni d’un connecteur type « SMA »… et non d’une PL ou d’une BNC. Si vous souhaitez émettre depuis votre demeure, sachez qu’il sera fort utile d’y adjoindre un adaptateur d’antenne – SMA/PL – à moins de remplacer le connecteur de votre antenne fixe par une fiche SMA : mais, est-ce raisonnable !

 

UV 5R f6ugw3Une fois celui-ci assemblé, j’ai pu effectuer les premiers essais de suite car la batterie avait été rechargée en usine. Il y avait également quelques fréquences de programmées dans la mémoire : signifiant qu’ils ont effectués des essais avant expédition...

Preuve de leurs sérieux ! Toutefois, si cela n’est pas le cas, il faut positionner le Pocket avec sa batterie sur son socle ; pensez à bien vérifier la correspondance des contacts – ils doivent bien correspondre entre eux – puis, le mettre en charge pendant cinq heures environs.

Ce qui vous laissera largement le temps pour lire le manuel de service ! Même si celui-ci est en Anglais, cela vaut la peine de le consulter. Cela ne mange pas de pain. Ceci est également valable pour ceux qui ont, soit disant, la science infuse !

Une fois ceci fait, il ne reste plus qu’à manipuler le bouton rotatif de mise en marche, qui se situe sur la face supérieure du portatif, vers notre droite, puis le son se fait entendre dans le haut-parleur. Cette première manipulation permet de s’apercevoir que notre portable dispose d’une synthèse vocale.  Ainsi, et après les deux bips de mise en route du processeur, une voix annonce en Anglais « frequency mode » : ce qui signifie que l’on est en mode fréquence, et non en mode canaux ou mémoire « Channel Mode ». Il faut bien avouer que cela n’est pas très courant pour un émetteur-récepteur portable. C’est d’ailleurs l’une des particularités des talkies-walkies chinois, ils parlent ! Je vous rassure, ils sont parfaitement bilingue, Ouf ! : Anglais ou Chinois. Et en français monsieur BaoFeng, cela aurait été mieux pour certains, mais avec la pratique ont fini par s’y habituer ; après tous, la langue anglaise n’est pas si ardu à comprendre... À moins que vous auriez préféré que tous soit énoncé en mandarin !

 

UV 5R f6ugw4Cette fonction n’a qu’un objectif, vous annoncez verbalement les actions effectuées : service qui est d’ailleurs débrayable dans le menu. Bien plus qu’un simple gadget, cette synthèse vocale peut rendre service aux non-voyants ou aux malvoyants… Bien que les touches, composants le pavé numérique, soit de dimension correcte, cela peut néanmoins les pénaliser : cependant, la disposition des contacts permet de compter horizontalement, ou verticalement, le nombre de touche, et ainsi faire sa sélection : après mémorisation du pavé numérique.

 

Il nous est également possible de choisir entre la bande VHF ou UHF – à condition toutefois de respecter le plan de bande de l’IARU - et pour ce faire, appuyez brièvement sur le bouton repéré (A/B), sur la face avant, pour basculer le VFO en mode VHF ou UHF. Si vous souhaitez communiquer - de suite - via un relais, n’oubliez pas aussi de configurer le décalage en fréquence (shift +/-) ainsi que la fréquence offset de ce shift (c’est-à-dire +/- 600 Hz « 00,600 », et même plus suivant la bande, etc.) en naviguant dans les menus : voir à ce sujet la notice technique et la liste des fréquences utilisables pour les relais radioamateurs. Enfin pour activer le relais en question, il vous suffira, tous simplement, d’actionner simultanément les touches « PTT » et « Band », pour déclencher le 1750 Hz, avant d’émettre sur le répéteur.

Certains relais radioamateurs font aussi appel à d’autres fonctions pour l'activer : code CTCSS, DTMF, … : cet équipement vous permet de le faire. Vous pouvez aussi paramétrer le pas en fréquence – pour ce mettre en conformité avec l’IARU – au pas de 12,5 KHz ; menu 1 « step frequency » puis choisir la valeur de 12,5 kHz.

Pour émettre, il vous suffira de parler dans le micro ! C’est-à-dire au niveau de l’orifice - qui se situe à proximité du haut-parleur -  juste au-dessus de la touche VFO « A/B » : ou dans le micro à main qui est disponible en option.

Comme vous le savez, ce transceiver est muni d’un DSP - offrant une filtration améliorée – agissant suivant la largeur de la bande ; étroite ou large « Narrow ou Wide ». Par contre, la description de ce filtre DSP n’est pas indiquée dans le manuel. La fiche technique ne parle pas – même d’une manière simplifiée – du rôle exacte de ce DSP ; uniquement sur la couverture. Ceci étant dit, nous pouvons toujours approfondir nos connaissances en feuilletant le dossier technique du RDA 1846. Ce que j’ai effectué, en partie, pour concevoir cette note. Bien que je n’ai pas encore approfondis la chose, on s’aperçoit tout de même, à l’usage, et lorsque le silencieux est positionné sur 0 – en jonglant dans la mémoire avec la configuration du menu « SQL = 0, 1, 2,… » -  qu’il y a une certaine sensibilité à l’écoute ! Ou alors cela reste qu’un effet d’oreille… Néanmoins, lorsqu’on fait appel à ce filtre DSP, par le menu 5, on a le choix entre Wide ou Narrow soit 0 ou 1, c’est-à-dire ; tout ou rien. Les quelques essais en émission, que j’ai effectué, et les commentaires des correspondants, montre que celui-ci se comporte plutôt bien : maintenant, suivant le timbre de votre voix, la modulation peut être différente. Il n'est pas possible de faire varier le niveau de filtration, car il n’y a pas de bouton externe permettant d’affiner le filtrage haut ou bas (Hi ou Low). Ce qui est tout à fait logique sur ce genre d’appareil.

 

Affichage UV 5R de f6ugwLa touche « scan », qui est visible sur le pavé numérique, en dessous de la touche « EXIT », et qui se situe à droite sur la face avant, vous permettra – après un appui ± long - d’accomplir un scanning des fréquences : fréquences du VFO « frequency mode » ou les 128 canaux de la mémoire « channel mode ». Le double affichage des fréquences – VHF/UHF – sur l’écran LCD est correcte pour un appareil de cette taille. Il permet également de surveiller simultanément deux fréquences à la fois, ce qui peut être très utile pour écouter deux fréquences différentes, ou pour des communications FM par satellite, entre autre ! bien que la puissance soit limitée. À moins de le relier à une antenne directionnel à gain avec un duplexer.

 

UV 5R f6ugw5Comme cela a été dit précédemment, il peut émettre sur deux spectres de fréquence radioamateurs : 144 à 146 MHz et de 430 à 440 MHz, [version export : 136 à 174 MHz et de 400 à 480 MHz].

Sachez encore qu’il offre - à l’usager - la possibilité d’écouter la radio FM commerciale « 65 à 108 MHz » : en appuyant brièvement sur le bouton orange « CALL ».

Notez aussi que ce jouet peut se métamorphosait – non pas en "transformer TRx"– mais en lampe torche « fixe ou clignotante » ; fonction qui est accessible en appuyant brièvement sur le bouton inférieur « MON », de couleur noir visible sur le flanc gauche de l’appareil. Gadget qui peut s’avérer utile dans le cadre d’une activité nocturne : grâce à l’excellente luminosité de l’ampoule « type Led ». Pour en avoir fait l’expérience, celle-ci s’avère être suffisante pour éclairer nos pas et pour se faire voir ... À défaut de ce faire entendre !

Ainsi qu'une fonction "ALARM" bien pratique au cas où - faisant retentir le son d'une sirène - dont la mise en oeuvre s'effectue par l'action de la touche MON puis par une action prolongé, de quelques seconde, sur la touche CALL ; pour désactiver l'alarme, agir de nouveau sur la touche CALL. Pour éteindre la lampe torche, procéder comme décrit ci-dessus.

Par ailleurs, ce même bouton « MON » sert, lorsque l’on appui en continu dessus, à ouvrir temporairement le silencieux « squelch », ce qui peut être salutaire pour écouter une station, plus ou moins lointaine, avec un faible signal ; laissant aussi entendre brièvement un bruit de fond.

Il offre aussi la possibilité d’assurer une double veille en fréquence et d’établir des liaisons en cross-band – c’est-à-dire : émission VHF et réception UHF ou alors émission UHF et réception VHF, mais aussi en VHF- VHF ou UHF – UHF – grâce à ses deux VFO « A/B ». Si vous optez pour l’achat du kit optionnel – cordon USB et CD-ROM – vous aurez alors la possibilité de programmer votre UV-5R à partir d’un PC. Ce qui signifie que vous pourrez configurer les mémoires, etc. à partir du logiciel qui est fourni dans le CD-ROM ; qui fonctionne - grâce à ces multiples drivers - sur différentes versions de Windows: de Win98ME à Win 8. Tout comme il est également possible d'utiliser le CD-ROM pour configurer divers transceivers portables : BaoFeng, HYT, Kenwood, Yaesu et Motorola...

 

UV 5R f6ugw2

 

Bien qu’il donne l’impression d’être complexe à utiliser à cause de ses racines chinoises ou plutôt de ses nombreux menus ; cependant, le Baofeng UV-5R n’est pas si compliqué que cela à employer : contrairement à certain Pocket concurrent. Je dois bien dire que, pour l’avoir depuis quelques temps, cette phrase s’avère exacte… Bien-sûr, cela ne veut pas dire qu’il est très simple d’emploi mais, au début, il faut – comme pour tout appareil moderne - le manipuler régulièrement pour apprendre à s’en servir correctement. D’où l’utilité du manuel d’exploitation. Notez également que l’écran LCD change de couleur selon sa fonction. Cette configuration est aussi paramétrable depuis les menus.

 

 

 

Avant de conclure cette première note explicative, le Baofeng UV-5R ne possède pas de GPS, de D-Star, etc. comme on peut le voir sur d’autres équipements radioamateurs.  En outre, nous pouvons améliorer notre acquisition grâce à ses nombreux accessoires optionnels : antenne VHF-UHF adapté, étuis de protection, cordon chargeur « type allume cigare », alimentation allume cigare « 12 volts » de substitution - qui peut très bien convenir pour vos communications en mobile [remplace la batterie] -, connecteur SMA/PL, batterie haute performance de 3 800 mAh, etc.

Pour rédiger ce compte rendu, j’ai mis à profit mon expérience - pour être pertinent - mais aussi celle des autres utilisateurs – radioamateur ou non – ainsi, inspiré par les informations fournies dans le manuel de service, j’ai effectué quelques recherches sur Internet : ce qui m’a permis de m’apercevoir qu’il était déjà très populaires. Normal, pour un émetteur-récepteur chinois !

Attention :
 
Respectez les plans de bandes VHF et UHF des radioamateurs – de 144 à 146 MHz et de 430 à 440 MHz – qui sont exploitables uniquement aux personnes ayant reçu l’autorisation d’émettre, et de recevoir, sur ces fréquences : par le passage d’un examen et par le paiement d’une taxe d’émission. Ceci est valable pour les utilisateurs non radioamateur (ULM, Cibiste, PMR, 4x4, etc.). Pour de plus amples informations, voir les recommandations de l’IARU et ma rubrique formation.

 

Pour en savoir plus, visiter les différents liens de ci-dessous :

Manuel d’origine en Anglais est disponible ici.
Manuel en français rédigé par F1FRW est visible ici.
Page Internet sur l’UV-5R : le lien est ici et pour le test de performance c'est ici.
Le forum de discussion sur le BAOFENG UV-5R en cliquant ici.
Visitez aussi cette page, qui est celle d’un radioamateur hollandais, PD0AC, sur lequel vous trouverez une analyse des caractéristiques techniques du BAOFENG UV-5R ; et cette description - de deux pages - est visible sur son Blog.
Enfin, en visitant le site Internet de F8BDX, vous trouverez d’autres liens et sous-liens sur l’UV-5R, etc. information disponible ici.
Listes des relais et balises française pour radioamateurs disponible sur le site du CNRB.
Pour ce qui concerne les recommandations de l'I.A.R.U., suivant votre région, pour la France c'est un (1), cliquer ici.

 

Notes :

*12 dB SINAD : correspond à la mesure de la qualité d’un signal en fonction de la distorsion, de la puissance, de la réception et du bruit d’un dispositif de communication ; il détermine le degré de performance d’un équipement radioélectrique. Dans notre cas, l’indication 0,2 µV à 12 dB S.I.N.A.D., qui est une valeur indicative, signifie que le récepteur produit un son intelligible : ce qui constitue un point de départ pour d’autre mesure.

À suivre !

Article rédigé par Hervé G. F6UGW et publier le 17 septembre 2013.
"Ancien site Internet : 26468 lectures."
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Yaesu FT-857D

Yaesu FT-857D
Point de vue et synthèse des menus
Par Hervé Goetghebeur - F6UGW
 

Cet article n’est pas un compte rendu d’essai, mais simplement un avis personnel.

Le FT-857D est un émetteur-récepteur mobile HF, VHF et UHF qui offre de multiples possibilités de manœuvres.  Ce transceiver présente également des performances exceptionnelles, ce qui le rend très agréable à utiliser.

 

857d

 

À la réception de notre colis, on s’aperçoit que celui-ci est très bien conditionné et emballé.

Modèle FT-857 avec module DSP en option : première génération.
Modèle FT-857D avec module DSP2 de séries : génération actuelle.

 

 

L’architecture générale est correcte avec des boutons bien calibrés. La façade avant ne contient que le minimum légal pour un appareil de cette dimension. Fortement inspiré par les technologies issues du FT-897D, dont il reprend les bases, et aussi de ses grands frères comme le Mark V, le FT-1000 MP,… le FT-857D possède de remarquables aptitudes en radiocommunication. Ce qui en fait un compagnon idéal pour celui qui aime se déplacer en mobile ou en portable. Cependant, rien ne vous dispense de l’employer en fixe ; bien que l’idéal soit un équipement de bureau. Il fournit une puissance variable selon les fréquences exploitées – de 5 à 100 watts -, et de nombreuses fonctions sont accessibles par menu comme par exemple le réglage du filtre DSP, du Keyer CW, des mémoires ou encore de la couleur de l’écran… Il permet à son propriétaire de recevoir les bandes aviations, d’écouter les bandes météorologiques [1], etc. et bien d’autre chose encore !

 

Yaesu FT857D SetupMobileF6UGW

Je n’ai pas ajouté, pour le moment, de filtres optionnels. Jusqu’à présent, et en fonction de l'emploi, je constate que la gestion des interférences, c’est-à-dire avec l’IPO/ATT/NB,… et le DSP2 sur la BF (donc cadencé à 16 bits) des filtres DBF, DNR et DNF fonctionne très bien d’origine. Mais rien ne m’interdit d’en rajouter, ne serait-ce que pour améliorer les performances en radiotéléphonie (SSB). Je vous transmets ci-dessous, et pour information, l’apparence particulière des menus – voir à ce sujet le manuel d’utilisation – qui sont agencés sur mon Yaesu FT-857D.

 

FT-857D monté à bord de mon véhicule (Façade sur FSK-857).

 

Configuration des menus du FT-857D chez F6UGW

N° de Menus Réglages N° de menus Réglages N° de menus Réglages N° de menus Réglages
001 On 024 250 ms 047 1800 Hz 070 Tcall
002 On 025 Normal 048 Both 071 50
003 On 026 Elekey 049 5 072 50
004 Enable 027 800 Hz 050 - 073 1200 Bps
005 50 028 10 ms 051 55 074 50
006 12,5 KHz 029 10 052 12,5 KHz 075 Variable1
007 Off 030 Variable2 053 On 076 0,10 MHz
008 Range 031 A 054 Dial 077 Time
009 Off 032 1:3.0 055 Off 078 5
010 F6UGW 033 T = 023 056 - 079 Off
011 - 034 Tn-Rn 057 RF-Power 080 SQL
012 Off 035 Fine 058 On 081 60
013 880 Hz 036 0 Hz 059 Nor 082 1 KHz
014 1 037 50 060 Sig 083 T = 88,5 Hz
015 0 Hz 038 PSK31-U 061 PWR 084 Off
016 0 Hz 039 0 Hz 062 Off 085 Atas
017 0 Hz 040 0 063 35 086 CFil
018 0 Hz 041 Fix: 10 064 Fil1 087 100 ms
019 38400 Bps 042 4 065 Moni 088 60
020 Cat 043 3 066 Q.SPL 089 Variable3
021 Sel 044 Auto2 067 TCall 090 Variable3bis
022 On 045 120 Hz 068 Moni 091 Sel
023 Auto 046 520 Hz 069 Q.SPL    
1 : Variable selon les correspondants et l’utilisation.
2 : Variable selon l’utilisation : modes en HF, VHF ou UHF.
3 et 3bis  : Variable en fonction de la fréquence.
 

Cette sélection représente la disposition actuelle – façonné en fonction de mes préférences et de mon humeur propre -, cependant cela peut toujours constituait une exquise de base ! Étant plus actif en radiotélégraphie (CW), j’ai donc arrangé les menus en rapport avec ce mode de transmission « obsolète, pour certains d’entre nous – radioamateur ou non - mais encore très efficace pour tous ceux qui savent encore s’en servir », et pour ce qui est des communications en radiotéléphonie (SSB), cette modélisation semble me convenir pour l’usage que j’en fais. Cependant, elle peut toujours être améliorée.

Avant de conclure, je souhaite vous communiquer mes impressions privées sur l’utilisation générale de ce produit :

J'aime J'aime moins
La qualité de réception en générale.
Le prix de certains accessoires optionnels, comme par exemple : les filtres.
La parfaite tenue des filtres DSP : le filtrage d’origine du DSP BF (16 bit) est satisfaisant. Surtout en CW !
L’éloignement, dans les menus, de la commande de la puissance et de la vitesse de manipulations en CW.
Il est gênant de devoir naviguer entre les menus lors d'un QSO.
L’ajustement de la puissance selon l’utilisation
La carence de réception en VHF/UHF : dans certains cas [2]. Mais chaque récepteur est unique.
La notice qui est dans l’ensemble bien explicite.
Pas de filtre 2,4 KHz d'origine: ce qui peut impliquer une gêne en SSB.
 
Le rapport qualité / prix.
 
La progression du RIT.
 
La modification de la FI « IF Shift » qui permet d’atténuer une intermodulation proche.
 
La fonction analyseur de spectre.
 
L'afficheur digital: qui offre une bonne lecture des informations visuelles et usuelles.  
Le choix dans la mise-en-œuvre des menus.
 
Les mémoires et leurs modes d’attributions.
 
L’ergonomie générale du FT-857D, qui est excellente et bien structurée.
 
La possibilité de configurer l'utilisation du bouton "SELECT" de la face avant: en fonction de ses préférences de trafic.CW Key, RF Power, etc.
 

 

Liste des principales options disponibles :


ATAS120A SetupMobileFiltre YF122C, YF122CN, YF122S, …
L’interface Cat system « CT- 62 », pour piloter le poste via le PC.
Microphone à main avec commande DTMF, clavier : modèle MH59A8J.
Antenne mobile ATAS120A ou encore l'ATAS100 (Voir image ci contre).
Tripode aimanté pour fixer l'ATAS120A.
Duplexer MX-62M.
Kit de fixation déporté de la façade en mobile : YSK-857.
Haut-parleur externe pour le mobile ou en fixe.
Et bien plus encore sur https://www.yaesu.com/ [3].
 

Conclusions :

Si vous recherchez un équipement mobile, facilement transportable, ou une solution de dépannage en fixe [4], celui-ci est fait pour vous ! Notez toutefois que dans le cas d’une utilisation à demeure, le FT-857D vous donnera satisfaction ; bien qu’il ne soit pas tout-à-fait adapté pour cette utilisation. Maintenant, à comparer avec les productions concurrentielles, comme par exemple les IC-706, IC-7000 ou plus récemment avec l’IC-7100, etc. celui-ci reste compétitif en fonction de votre utilisation.  Avant de clore cette causerie, autour de mon Yaesu FT-857D, et si vous souhaitez en savoir un peu plus à ce sujet, je vous invite à prendre connaissance des ressources documentaires qui sont associé, ci-dessous :

Manuel du FT-857D
Brochure du FT-857D

Article rédigé par Hervé G, F6UGW - et mis en ligne le 04/05/2015


[1] Attention : l’écoute est toléré à la seul condition de garder confidentielle le contenu des conversations entendus, et de ne pas intervenir sur ces fréquences !
[2]  En comparaison avec d’autre émetteur-récepteur, comme par exemple : les Kenwood TM-255E ou TM-G707E, et avec la même antenne. Sur certains QSO lointains, les signaux ne sont pas les mêmes en fonction du poste utilisé, mais malgré-tous audible sur le Yaesu FT-857D.
[3] Publicité gratuite : je ne suis pas actionnaire chez YAESU !

[4] Le Yaesu FT-857D est avant tout destiné pour une utilisation en mobile, ou en portable, avec des antennes dimensionnées pour cet usage. Donc, avec des antennes à grand gain, la réception peut-être altérée.

Hervé F6UGW
"Ancien site Internet : 8784 lectures."
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